Parmi toutes les figures qui peuplèrent le monde de la monodie italienne de la première moitié du XVIIe siècle, Giulio San Pietro de’ Negri est probablement l’une des plus intéressantes. Il aurait publié au moins onze volumes de musique vocale profane et sacrée entre les années 1605 et 1620.

Le parcours de notre compositeur entre en écho avec celui de contemporains plus connus tels le noble palermitain Sigismondo d’India ou le patricien siennois Claudio Saracini. Il entre dans la catégorie des musiciens issus de la noblesse qui, ne se trouvant bridés ni par un statut de musicien professionnel, ni par des règles des compositions ou par un enseignement conventionnels, employèrent des procédés musicaux différents pour leurs mises en musique.

Son œuvre dévoile le monde musical des milieux patriciens des Pouilles, de Lombardie, de Ligurie, avec leurs gentilshommes amateurs, leurs dédicataires féminines, leurs virtuoses semi-professionnels et une ouverture particulière aux techniques musicales nouvelles et expérimentales.

Of all the fascinating figures who populated the world of Italian song in the early seventeenth century, Giulio Sant Pietro de’ Negri must be one of the most interesting. He seems to have published at least eleven editions of songs or motets between c.1605 and 1620 .

There are some parallels with better-known figures of his time, such as the nobleman from Palermo Sigismondo d’India, or the Sienese patrician Claudio Saracini. Both these figures composed innovative song-books, and Giulio seems to fit into the category of the noble but not strictly professional musician, not bound by compositional rules (or training), who employed new musical means to set texts.

He’s works show a musical world of the domestic noble and patrician circles of Puglia, Lombardy, and Liguria, with their gentlemen amateurs, female dedicatees, semi-public virtuosi, and openness to new and experimental musical techniques.